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Utiliser
les citations des textes analysés
Comment
citer des vers dans un essai:
- S'il
s'agit d'une pièce, indiquez l'acte et la scène
(plutôt que les pages), et les vers/lignes.
- S'il
s'agit d'un vers, citez le vers dans votre paragraphe entre guillemets,
par exemple:
- Dorine
n'a pas peur de parler franchement même près
de Tartuffe. Après ces premiers mots sur la scène,
elle remarque, «Que d'affectation et de forfanterie!»
(III, ii, l. 857)
- S'il
s'agit de deux vers, mettez les deux vers dans le paragraphe entre
guillemets, par exemple:
- Le
manque de vertu chez Tartuffe se voit lorsqu'il essaie de
convaincre Elmire: «Le scandale du monde est ce qui
fait l'offense, / Et ce n'est pas pécher que pécher
en silence.» (IV, v, ll. 1505-06)
- S'il
s'agit de plus de deux vers, mettez-la en dehors du paragraphe,
en retrait (indented), sans guillemets, par exemple:
- Dorine
se moque d'Orgon en disant:
Il
[Tartuffe] reprit courage comme il faut,
Et,
contre tous les maux fortifiant son âme,
Pour
réparer le sang qu'avait perdu madame,
But,
à son déjeuner, quatre grands coups de vin.
(I, iv, ll. 252-55)
L'ironie
de ses mots est évidente lorsqu'elle dit que Tartuffe a
dû se fortifier parce qu'Elmire était malade. Tout
en étant comique, Dorine indique sa vision monstrueuse
de Tartuffe en nous offrant l'image frappant d'un homme qui remplace
le sang, qui est rouge, par quatre grands verres de vin, typiquement
rouge lorsqu'il s'agit de «grand coups».
- Comment
interpréter, commenter, ou analyser une citation? Voici
deux bons exemples écrits par des étudiants:
- Orgon
a l'air d'un personnage qui est tombé totalement sous
la possession d'un autre. Comme Dorine dit:
Il l'admire à tous coups, le cite à tous
propos,
Ses
moindres actions lui semblent des miracles,
Et
tous les mots qu'il dit sont pour lui des oracles. (I,
ii, ll. 196-99)
Plus
que drôles, les sentiments d'Orgon montre son aveuglement
et sa naiveté envers Tartuffe.
- Même
si Pablo pense qu'il contrôle tout son être, «[il]
était obligé de le toucher [son corps], et de
le regarder pour savoir ce qu'il devenait, comme si ç'avait
été le corps d'un autre» (p. 643, ll. 3-4).
Quoique son corps échappe à toute autorité,
son esprit reste séparé et assez calme. Cela,
c'est l'ironie de l'expérience humaine. Pablo veut à
tout prix rester en contrôle; il ne veut pas devenir fou
comme les autres, mais c'est inutile. Son corps et sont esprit
marchent comme s'ils sont deux entités complètement
séparés.
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